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Val-Morin, son histoire.....


Centre du village vers 1934


 Photos historiques de la Municipalité

Enchassée entre montagnes, lacs et rivières, Val-Morin se trouve à quelque 75 kilomètres au nord de Montréal.

Détachée de Sainte-Adèle lorsqu'elle fut érigée en village en 1922, elle a connu une évolution au rythme de la colonisation, lancée déjà depuis bien des années. Les communautés anglophones et juives ont aussi joué un rôle important dans son développement.

Quelques dates ponctuent cette évolution :

   

          Avant 1850

          1850 - 1900

          1900 - 1950

          1950 - 2015

          Val-Morin aujourd'hui

 

 

 

Nous remercions pour leur précieuse contribution Léon Bédard, Claude Proulx, Joseph Graham, Huguette Viau. Toute suggestion pour bonifier cet aperçu de notre histoire locale sera grandement appréciée : SVP, envoyez vos suggestions à gstamour@val-morin.ca.

 

Avant 1850

Les premiers occupants de l'Amérique furent les Amérindiens venus d'Asie en franchissant le détroit de Béring par vagues successives. Aujourd'hui, le Canada compte un peu plus d'un million d'Amérindiens et d'Inuits divisés en différentes nations dispersées sur l'immensité du territoire, dont 85 000 vivent au Québec.

 

Les "Pays d'en haut" étaient territoire algonquin. Par le jeu des alliances, des guerres, des traités à partir de la fondation de Québec par Samuel de Champlain en 1608, Algonquins, Mohawks (membres de la confédération iroquoise), Français, Anglais se sont disputé le territoire.

Une entreprise amérindienne est encore aujourd'hui propriétaire d'un terrain à Val-Morin sur la rue de la Rivière (en face de la rue Ménard).

 


 

1850 - 1900

La série de télévision de Radio-Canada, mise à l'écran en janvier 2016 sous le titre "Les pays d'en haut", est sans doute assez près de la réalité des années 1880, où vivent les personnages de Claude-Henri Grignon comme il les a campés dans son roman. Cependant, sociologues et historiens s'accordent : les Séraphin, Donalda, Alexis et compagnie, adaptés plus tard par Grignon pour la radio (1939 à 1970) et la télévision (1956 à 1970) paraissent avoir souffert d'un blanchiment de moeurs imposé, dit-on, par les autorités catholiques d'alors.

 

 

1842 - 1860 : Augustin-Norbert Morin, Mascoutain de naissance comme son épouse Adèle Raymond (qui a laissé son prénom à Sainte-Adèle et son patronyme au lac Raymond), avocat, homme politique et plus tard juge, ouvre une route en provenance du village déjà établi de Sainte-Adèle pour favoriser l'établissement des colons. Sur les terres de ce territoire non organisé, il se fait construire une résidence (toujours debout), en bordure de la Rivière du Nord, près du site de la Rolland actuel. Ses terres font plus de 3 km carrés. On y trouve une ferme, la scierie "Steams & Brown", et un moulin à farine.

 

 

Vers 1867, François-Xavier-Antoine Labelle entre en scène alors qu'il est nommé curé de la paroisse de Saint-Jérôme. Il trouve de grands besoins à combler dans sa nouvelle communauté, et il cherche immédiatement à faire développer le chemin de fer dans la région pour encourager le développement économique. Un de ses objectifs est de faire cesser l'émigration des Canadiens français vers les États-Unis.

Son action sociale est reconnue et il est comparé à Augustin-Norbert Morin, qui a fondé Sainte-Adèle. Au total, il fait venir cinq mille habitants dans le sol colonial. Le gouvernement élu à la suite de la Confédération canadienne accorde de larges subventions à son grand projet. Lorsque le premier tronçon du chemin de fer Montréal-Saint-Jérôme est inauguré le 9 octobre 1876, une des locomotives porte son nom.

 

1885 : des travaux d'égout sont lancés à Sainte-Adèle, en réponse à des plaintes de citoyens qui attribuent à des débordements de puisards une épidémie de variole qui fait 69 victimes dans le village.
 

1892 : l'arrivée du chemin de fer du Canadien Pacifique stimule le développement touristique et économique de la région. Le centre d'activité, autour de la Gare construite près de l'emplacement occupé aujourd'hui par le restaurant du même nom, se trouve alors dans le secteur avoisinant l'intersection actuelle du chemin de la Gare et de la 7e Avenue à Val-Morin.

 

1900 - 1950

1900 : au tournant du siècle, les skieurs montréalais découvrent les Laurentides. Le P'tit train du Nord rend accessibles lacs, montagnes et vallées. Baignade, ski et randonnée se développent. Herman Smith-Johannsen dit "Jack Rabbit" ouvre ses sentiers de ski nordique.
 

1920 : la route 11 reliant Montréal à Mont-Laurier est construite. Elle suit l'actuel chemin du Mont-Sauvage, la rue Morin, le chemin du 10e Rang et le chemin de la Montagne vers Sainte-Agathe. Le centre villageois prend forme avec la construction de maisons, l'ouverture d'auberges sur l'actuelle rue Morin. Le ski alpin s'ajoute à l'offre de services.


1922 : insatisfaits du tracé de la route qui relie "le grand chemin (la route 11)" à la gare, un groupe de 304 contribuables demandent par requête à Québec la partition du territoire. Le décret autorisant la fondation de Val-Morin est signé le 17 juin 1922.


1922 : le premier maire de Val-Morin fut Tancrède Legault. Élu juillet 1922, il occupe le poste jusqu'au 1932 puis de 1935 à 1938. La première séance du conseil municipal s'est tenue le 7 août 1922. On y engage le premier secrétaire-trésorier, au salaire annuel de 250 $ par année.

Le club de golf est fondé. L'Auberge Highlands Inn est ouverte au Lac LaSalle.


1924 : l'église St-Norbert est construite sur la rue Morin. La paroisse compte une soixantaine de famille résidentes et une quarantaine de villégiateurs.


1931 : la première école de Val-Morin, sur l'emplacement de l'actuelle mairie, prend le relais de deux écoles de rang ouvertes dès 1923.


1937 : les Frères des écoles chrétiennes ouvrent leur colonie de vacances au Lac LaSalle. Elle fermera en 1979. Le vaste terrain autour du lac deviendra le développement connu sous le nom de "Boisés Champêtres ".


1941 : les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie construisent leur maison de repos au Lac Raymond.


1944 : la communauté juive construit une synagogue au bord de la Rivière du Nord. Désaffecté puis transférée à la municipalité, le bâtiment deviendra le premier Théâtre du Marais qui y offrira des spectacles de juin 2001 à 2014.

 

 


 

1950 - 2015

1945 - 1955 : l'après-guerre sonne le début d'un temps nouveau. Plusieurs artistes et intellectuels s'installent dans les Laurentides qui attirent bon nombre d'artistes et Val-Morin connaît un essor remarquable.


1960 - 1970 : le village connaît ses années d'effervescence. Hôtels, salle de quilles, bars et restaurants, ont pignon sur la rue Morin. Plusieurs Valmorinois se tournent désormais vers le tourisme et l'exploitation de centres de sports d'hiver et de randonnée pédestre.


1970 : la modification du tracé de la route 11, qui devient la 117 actuelle, ainsi que l'autoroute 15, au milieu des années 1960, contribuent à la baisse de fréquentation du centre villageois de Val-Morin.


1981 : le CP cesse d'opérer le P'tit train du Nord, ce qui accélère le déclin économique du centre villageois.


1995 : le Parc linéaire "Le P'tit train d Nord" est inauguré sur l'emprise du chemin de fer; on dit que c'est alors la plus longue piste cyclable au Canada. On aménage le stationnement actuel du lac Raymond, attenant à la plage publique. On construit le restaurant la P'tite Gare, relais sur la piste. Des établissements d'hébergement sont ouverts.


2000 - 2005 : les citoyens de Val-Morin et Val-David se mobilisent pour créer le Parc régional, chaque municipalité administrant son secteur. Le secteur actuel de Val-Morin prend son essor, ouvert aux activités de plein air, hiver comme été.


2005 - 2010 : les résidents du lac Raymond obtiennent, par décision judiciaire, la mise à niveau de l'usine d'épuration des eaux usées de Sainte-Agathe-des-Monts qui contaminent leur lac. La plage publique doit être fermée.


2013 : le "Couvent", lieu de séjour, de réunion et de réflexion, est ouvert dans le bâtiment du lac Raymond abritant depuis 1941 la maison de repos des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.


2015 : le nouveau Théâtre du Marais est inauguré, à deux pas de l'ancien qui nécessitait une importante et onéreuse rénovation.

 

 

Val-Morin aujourd'hui

Le village de Val-Morin, autant pour les résidents actuels et futurs que pour les villégiateurs ou les touristes, possède un atout majeur : sa proximité de la grande région métropolitaine de Montréal.

Ses forces se déclinent globalement ainsi :

  • L'atout principal du village demeure l'eau de ses nombreux lacs et la rivière du Nord, qui constitue la colonne vertébrale du village, lui-même enchâssé dans un écrin de nature procurant paix, tranquillité et beauté.
  • Plusieurs entreprises ainsi que la municipalité offrent aux citoyens et aux touristes des activités sportives et de plein air, comme le club de golf, le centre équestre, le centre de ski alpin, le vélo, le ski de fond, la raquette, la randonnée pédestre, la descente de rivière, la baignade, la pêche blanche, etc.
  • La vie culturelle et communautaire intense est animée principalement par le Théâtre du Marais, entreprise phare du coeur villageois de Val-Morin, le collège Laurentien et la bibliothèque municipale. Divers clubs sociaux et associations dynamiques regroupent de nombreux citoyens.